Dying Light

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Nitsugua Narah
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Dying Light

Message par Nitsugua Narah le Jeu 5 Fév 2015 - 15:44



Mon avis sur dying light :

Développé par TechLand et produit par Warner. Le jeu est sorti le 25 janvier 2015 en support numérique et est prévu pour le 25 février 2015 pour les versions boites. Dying light se retrouve sur les support pc, ps4 et xboxOne. Exclusivement sur next gen qu'apporte-t-il de plus que la masse des jeux du même genre ? Saura-t-il se démarquer de ses collègues de part son gameplay ? Le scénario vous tiendra-t-il en haleine ? Voyons ce qu'il a dans le ventre.

Commençons par le héro Crane un agent du GRE projeté directement dans le monde chaotique de la ville d'harran. Soldat entrainé sans aucun doute pour la situation, Crâne est intelligent sait s'adapter aux situations pour s'infiltrer dans des groupes et possède une capacité physique hors norme qui lui permet de maintenir un rythme plus que soutenu en dehors des lieux sûr d'Harran . Cette ville est le théâtre d'une infection qui cause la surpopulation de décérébrés squattant les toits et les quartiers de cette cité du moyen orient. Votre mission si vous l'acceptez, est de récupérer des documents ultra confidentiels qui ont plus ou moins un rapport avec la situation actuelle. Pour cela rien de tel que de se retrouver infecté dès la première seconde ou l'on pose le pied  dans la ville et de rencontrer les deux gros clans humains de l'histoire, ceux qui veulent vous tuer et ceux qui vous protègent. Le ton est posé.

Le jeu est dynamique riche en mouvement, il est fluide et il rare de trouver des zombis aussi agressifs et rapides. Et pour cela les développeurs ont réussi un joli tour de main, celui de croiser le dynamisme du free run à la mirror edge avec la créativité et le système de combat de dead island.
Vous voici sautant sur chaque élément, jouant avec le décors, le tout pour échapper à la masse de bras décharnés mais vigoureux qui tentent de vous attraper pour le dîner. La maniabilité est très facile à prendre en main, c'est fluide, le héros répond tout de suite à vos instructions c'est un véritable hyper actif,  il doit être détenteur plus d'une fois du record du plus grand saut en longueur de tout les temps. Mais il glisse, bon sang on a l'impression que notre chemin est parsemé de peau de banane, Crane est une vrai savonnette, le moindre pet, le mouvement de trop, le moindre regard vers la mauvaise direction, le fait que vous relâchiez votre attention 1 seconde et le voilà parti vers une chute qui se finira en repas pour zombi avec ou sans résistance de votre part. Et si vous comptez résistez il va falloir vous équipez. Pour ça la ville ne manque pas de ressource, avec des maisons ouvertes, des coffres à foison sur les toits, dans les sous sols, dans des wagons des hangars, vous ne serez jamais à court de trousse de soin et d'instruments anti zombi.

Justement comment fonctionne le système de création d'objet ? Rien de plus simple, toujours par l'intermédiaire de recette, elles peuvent êtres trouvées de ça et là dans les niveaux du jeu ou bien  reçues en accomplissant des quêtes ou alors vous pouvez les acheter en jouant les prometteurs de café. Une fois vos plans en main, vous ouvrez donc votre inventaire et vous vous amusez à être le macgyver psychopathe de vos rêves, créant des instruments de morts plus utiles les uns que les autres. Ces instruments ayant comme base toutes armes trouvées mais également les autres petites ressources disponibles telles que des bouts de tubes en plastique, de fers, des piles, des  bouteilles de whisky et autres ordures ménagères. Vous pouvez trouvez tout votre bonheur dans le local à poubelle ou la décharge du coin mais des vendeurs vous proposent moyennant un gros financement de vous équipez. De mon côté j'ai tellement rasé et dépouillé la ville qu'ils ne me servent qu'à remplir mon compte en banque et à acheter des munitions pour les armes à feu. Car oui en plus des armes de fortunes vous avez également la possibilité d’utiliser des fusil d’assaut, des pistolet et autre joie fonctionnant à la poudre mais attention aux oreilles de ces messieurs dames les zombis car ça chauffer pour les vôtres. Le jeu dans son système de craft est particulièrement bien pensé, en effet vous avez la possibilité d’améliorer les armes mais elles ont une durabilité plus que juste et même un coup jeté dans le vide qui rebondit sur un objet du décor, lui infligera des dégâts. A vous d'être un véritable maître des armes contondante, et surtout un maître de la discrétion car il n'est pas question ici de massacrer du zombi à foison, mais plutôt d'outils de dernière chance vous permettant une ouverture pour une fuite. Mais pas de panique si vous aimez taper à la barbare et que vous êtes aussi radin qu'un nain en ressources, vous pourrez toujours réparer vos armes.

Mais vous allez me dire, comment fait-il pour transporter autant de chose, et bien dans son côté surréaliste, le héros ne manque pas de place dans son sac à dos et le système de création/amélioration d'objet se fait via un menu inventaire qui met le jeu en pause. Merci les développeurs, merci de nous avoir offert se petit avantage face aux ennemis. Si on s'attaque aux détails de gameplay, il y a beaucoup de petites choses qui font que vous ne vous ne vous ennuyez pas : le système de crochetage, la collecte d'objet mais aussi de plante, il y aura toujours quelqu'un à la radio pour vous proposez quelque chose à faire et vous invitez à aider.

Côté intelligence artificiel, rien à dire très sincèrement, les ennemis qu'ils soient humains ou zombis sont plus que malins et savent se débrouiller quand il s'agit de combat. Esquive, attaque par surprise, attaque en groupe, tenter le joueur à faire le gourmand, les adversaires sont puissants, très puissants voir même trop puissants parfois. La difficulté est énorme ça faisait des années que je n'avais pas connu des situations pareilles, des boss imbattables (bon il n'y en a que 2 et oui que 2) et des zombis plus intelligents qu'il n'y paraît. Une fois dégourdis et bien chauffés il sera bien difficile de leur échapper, si vous tombez au sol n'espérez pas vous relevez, et ce n'est pas un euphémisme, parfois on a l'impression d'être dans une simulation de survie, vous tombez et on vous tabasse, on vous enchaîne et vous ne pouvez tout simplement rien faire.

Le jeu ne vous laisse jamais une seconde de répit, c'est ce qui fait sa force mais également sa faiblesse. Le challenge qui monte lorsque vous courrez de toit en toit, le fait de transpirer à l'idée d'une mauvaise chute avec la population des peaux-pourries qui vous attends en bas c'est extrêmement jouissif. Mais à côté de ça, il vous arrive d'être dans une situation inextricable car liée à l'histoire, et le soucis c'est que vous allez passer des heures à vouloir en sortir, seulement au bout d'un moment on a plus la sensation de jouer pour du plaisir mais vraiment par énervement, ce qui cause une grande frustration. Ce n'est pas une difficulté lié à un game ou un level design ardu, vous octroyant une once d'espoir auquel vous pouvez vous raccrochez, non là c'est littéralement un viol psychologique du joueur, et vous n'arrivez à vous en sortir que parce que le jeu sauvegarde l'état actuel au moment de votre mort, ça vaut pour le nombre de zombis tué mais également pour vos l'état de vos armes, le nombre de trousse de soins, d'objets utilisés, ce n'est pas un simple reset, c'est un continue à 80%. Il faut donc s'atteler à augmenter notre expérience et ce dans tout les domaines tout en évitant d'être trop gourmand.

Un côté agilité, un côté combat et un côté survie, le tout augmentant en fonction de vos prouesses. Vous êtes plutôt du genre à courir partout pour pouvoir sauver votre peau, alors l'agilité est pour vous, un bourrin qui aime voir du sang de zombi projeté sur les murs et bien vous allez adorer les compétences de combats, vous êtes plutôt du genre à créer des objets en permanence à collectionner et être le meilleur dresseur  la survie est là pour ça.

Comme tout monde post apocalyptique, il se voit grandir des communautés de survivant, et l'humanité n'oublie jamais la grande période des sociétés de consommation, voilà pourquoi au sein de ces groupes vous avez un vivier de quêtes à faire car nombreux sont les gens qui regrettes leur livre ou leur canne à pêche favoris. Là où le jeu tape fort c'est qu'on vous porte aux quatre coins de la ville, on vous emmène dans des lieux variés, des univers différents, c'est un gros point fort, on a vraiment cette sensation de ne pas répéter la même chose.
Les développeurs d'un jeu next gen ont enfin réussi à utiliser avec un même système de gameplay toutes les palettes possibles de mission.
Habituellement dans les speed test je prend plaisir à citer les types de quêtes faisables certes ici on passe par de l'escorte, à la récupération d'objet mais chaque contexte est différent et vous ne vous ennuyez réellement jamais, car chacun à son histoire propre, sa situation.  Et pour agrémenter le tout vous pouvez jouez en coopération dans ce monde ouvert de quoi vous offrir de grande parties de rigolade et de fun !

La ville d'Harran est devenu la scène du théâtre bien triste d'un virus infâme rendant une population vide d'esprit. Le dossier que le GRE cherche pourrait sauver l'humanité tout entière, malheureusement il est entre de mauvaise main, on ne sait pas lesquelles. A nous justement d'être malin et de s'intégrer partout afin de soutirer la moindre information ou le moindre indice nous permettant de mener à bien notre mission. Ca part bien sur le papier, mais je dois vous avouer que la manière de s'intégrer de notre ami Crane est pour le moins originale, et la façon dont s'agence le scénario et votre situation en tant qu'agent est plus que particulière, c'est pire qu'un ascenseur émotionnel, car là vous n'avez même pas le temps de montez vers la sensation d'une histoire de fou que vous êtes déjà au 36ème dessous. Pour être tout à fait honnête c'est sans nul doute dû à un doublage suivit d'une synchronisation labiale qui laisse vraiment à désirer. Je vois déjà les fouets des fans du doubleur Benoit LePâc et de sa magnifique interprétation d'Onizuka, soyons honnête, le personnage et cette voix ne correspondent pas du tout mais alors pas du tout ! Encore celle de Raïs colle particulièrement bien, mais là non je suis désolé mais non. Loin de moi le cliché de l'américain et de sa voix dopée à la testostérone, mais dans le type d'histoire que Techland nous a pondu ça aurait été parf-ait, le super soldat projeté en plein conflit pour résoudre les problèmes du monde c'est plus proche d'un john McClain que d'un prof original porté sur les filles et la bagarre.
Si l'on poursuit sur la bande son, il faut avouer que les musiques collent bien aux situations, mais rien de bien marquant ou de thème fredonnant.

Côté graphisme le jeu est beau, on sent la next gen, la végétation est dynamique, le monde l'est aussi. Le tour de main du studio est de nous présenter un monde sublime en plein jour et de le rendre sombre, glauque de nuit, le bidonville deviendra votre pire cauchemar, vous passerez de chasseur rôdeur, au gibier bien faiblard face aux rapaces qui scrutent la moindre parcelle de la ville. Les décors sont beaux, les paysages aussi, les effets de particules, les oiseaux, la végétations qui dansent au grès de ses envies. Mais en regardant de plus près ce n'est pas exceptionnelles,  si les objets ont de bonnes textures ( il est très difficiles de voir une différence entre ceux pouvant être ramassé et les autres), certains éléments font peur à voir, l'eau n'est pas jolie du tout. Les personnages se ressemble à ceci près tous, le même faciès, le même visage en tout point, juste des corpulence ou des vêtements qui changent. Aucune expression, aucun sentiment, entre la joie la colère la tristesse tout semble figé dans la cire.
On a la sensation que les développeurs ont utilisé des ruses pour consoles en manques de capacité, afin de gagner de la place.
Dying Light se savoure dans l'ensemble, il faut embrasser le paysage et l'univers pour ce dire que la direction artistique a fait un beau travail.    

Pour conclure, Dying Light est un jeu à part entière qui a su se démarquer de la masse du genre et qui peut porter fièrement le titre de jeu next gen, dommage que le scénario et la bande son pêchent, que la difficulté soit vraiment trop importante sur certain passage. Fort heureusement les développeurs ont déjà sortis des correctifs rendant le jeu plus fluide, et déjà ont-ils corrigés ses écarts de niveau. Pour ma part j'ai vraiment apprécié, j'ai senti une vrai nouveauté, du plaisir de jouer à un nouveau jeu, quelque chose de différent et je recommande à 100% car le fait de partager une aventure de ce type est vraiment une expérience au top.

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